Voeux

















Là où nous sommes, ou presque
Les bonnes, les vraies raisons
Broyées dans la poigne d'acier de l'incertain
Dis-moi, m'entendrais-tu si je te tendais l'oreille ?
La tête baissée, la tempe presque au sol, dis-moi
Partagerais-tu ma perte ?
Et ce chemin impossible à tracer
M'aiderais-tu à le contourner
Pour aller vers des lieux inconnus
Et laisser, au creux des pensées brûlantes
Une fontaine ?

Serais-tu l'écho de ma paix malmenée
Celui qui sait qu'il faut se taire 
Et mes questions acides, tendues comme des arcs
Pourrais-je les poser sur ton front ?
Pourrais-tu t'égarer en ma compagnie
Dos à dos et l'un dans l'autre
Pour aimer ce monde autant qu'il nous rejette
L'enlacer, l'encercler dans nos savoirs obscurs
Nous donner l'un à l'autre pour tout ce qui nous perd ?







Décembre 2015